Le 20 septembre 2006, par Auguste Barth
Extrait d’une lettre envoyée par l’auteur au directeur de l’EFEO portant sur des découvertes récentes.
Monsieur le Directeur et cher ami,
En m’envoyant le fascicule du Bulletin qui contient votre inscription de Say-Fong, vous m’écriviez : « Je crois deviner, au travers des notices de M. Aymonier, que des répliques du même édit pourraient bien se trouver dans les provinces siamoises, à Khonbouri et Chayaphoum (Cambodge, II, p. 116 et 117), à Ban Pkean (p. 130), à Ta Mean Tauch (p. 191), à Ta Kè Pong (p. 207). »
Votre conjecture était juste. Ces cinq inscriptions, auxquelles j’en ajoute immédiatement une sixième, la stèle sanscrite de Nom Van, province de Korat (ibidem, p. 110), sont en effet des répliques de la vôtre. Avec la stèle maintenant détruite du Vat Lô de Chean Chum [1], qui avait fourni le calque de 1880 analysé par Bergaigne et qui n’est plus représentée aujourd’hui que par trois pauvres fragments, nous avons ainsi sept documents, les uns absolument identiques, les autres très semblables à celui de Say-fong, et, peut-être, s’en trouvera-t-il encore d’autres dans l’énorme masse, à peine inventoriée, de nos inscriptions. Mais votre édit de Say-fong est d’un intérêt si exceptionnel, qu’il y a lieu, dès maintenant, d’y joindre tous les matériaux congénères immédiatement disponibles.
Je vous envoie donc, sans plus attendre, la collation complète de ces répliques.(...)
[1] Dans la province de Tréang, près de la frontière de la Cochinchine, Aymonier, Cambodge, I., p. 162 ; Lunet de Lajonquière, Inventaire descriptif, p. 3.