L’Histoire en construction
Le 12 janvier 2010, par Michel Lorrillard
On peut admettre que c’est en 1887, avec la traduction par Auguste Pavie de quelques annales royales, que la recherche historique sur le pays lao a commencé. Force nous est cependant de constater, quelque cent vingt années plus tard, que cette recherche a peu progressé et que le passé des territoires qui forment aujourd’hui le Laos reste très mal connu. Ceux qu’intéresse l’Asie du Sud-Est, parfois même des spécialistes, peuvent n’en avoir pas réellement conscience, mais il existe dans notre connaissance actuelle des périodes préhistoriques et historiques du bassin inférieur du Mékong, pour s’en tenir à cette seule région, des lacunes énormes dont certaines ne pourront sans doute jamais être réduites. Ces lacunes sont dues essentiellement à deux raisons. La première tient à l’absence et/ou à l’ignorance quasi totale des sources primaires : on oublie trop souvent, par exemple, que les bribes de connaissances que nous avons sur l’histoire du Lān Xāng sont fondées uniquement sur des traditions historiographiques luangprabannaises qui, d’ailleurs, se contredisent entre elles. (…)
Post-Scriptum :
in : Recherches nouvelles sur le Laos / New Research on Laos, Etudes thématiques n° 18 ; EFEO, 2008. Vientiane - Paris. pp 20-24.